Accueil Actualité Quoi de neuf Premières assises de la coopération décentralisée en République Démocratique du Congo les 29, 30 et 31 octobre 2012
Premières assises de la coopération décentralisée en République Démocratique du Congo les 29, 30 et 31 octobre 2012

Assises_RDC_150A l’occasion des premières assises de la coopération décentralisée en RDC, organisées par la CTAD (cellule technique d’appui à la décentralisation) le CIEDEL a été invité à faire un exposé sur « La coopération décentralisée, enjeux, acteurs, mécanismes et modalités de mises en œuvre »

Ces premières  assises, dans un pays ou la décentralisation, à la fois  nécessité historique, géographique et institutionnelle est confrontée à l’instabilité politique et militaire, à la faiblesse des ressources de l’Etat et à un déficit de gouvernance, ont été un réel défi.

En effet, l’importance de la reconnaissance du niveau local, de son autonomie, de sa capacité à nouer des relations internationales, est encore un sujet difficile puisque touchant à la conception même de l’Etat.

Réunir pendant trois jours plus de 100 personnes, issues de toutes les provinces du pays a permis aux autorités locales et à leurs agents d’exprimer à la fois leurs attentes en direction tant de l’Etat central que des collectivités décentralisées des autres pays.

Cette liberté d’expression est bien le signe de la montée en puissance progressive du niveau local et de son affirmation dans le paysage politique et institutionnel national.

Tant que la décentralisation ne sera pas plus avancée (mise en place du nouveau découpage territorial des provinces, élections locales pour les villes, communes, secteurs et chefferies) la mise en place de réelles relations de coopération décentralisée sera difficile.

Par contre, il est possible de commencer à construire des liens de territoire à territoire, en s’appuyant sur des autorités locales dynamiques (et il y en a !), des agents des collectivités territoriales et des acteurs des territoires (associations, coopératives, structures de santé, établissements scolaires…).

Le défi est donc d’initier dès maintenant des relations qui permettront progressivement de construire des coopérations décentralisées pour demain, dans une perspective de renforcer l’exercice de la gouvernance depuis le niveau local.

Pour cela, il semble important que ces relations dès le départ prennent un bon départ en clarifiant les motivations des territoires à coopérer, en identifiant les apports réciproques possibles, en travaillant sur les enjeux des territoires autour desquels coopérer et enfin en mobilisant autant que faire se peut les acteurs des territoires.